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Cérébral*

adjectif


1. Cérébral* tente d’explorer le cerveau et son rapport aux sentiments & aux émotions.
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2. Cérébral* ne prétend pas retranscrire une quelconque vérité. Il propose des histoires.
Des histoires banales mais singulières.
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3. Cérébral* existe grâce à la participation de Jean-Christophe, Stelvina, Béatrice, Anne, Ronald, Alexis, Simone, Xavier, Pierre, Etienne, Lorraine, Ameline, Marie, Fabienne, et Guilhain.
Merci
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4. Cérébral* désire vous connaître.
Pour ce faire, vous pouvez lui envoyer vos impressions - amour.cerebral@gmail.com
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5. Cérébral* a été réalisé dans le cadre d’un master (web, vidéo, motion design),et souhaite s’associer à des instances scientifiques afin d'être le plus juste & précis possible.
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6. Cérébral* veut dire merci.
Gabriel Desplanque, Sophie Cassini et Michel Près, merci. Et surtout merci pour toutes ces belles émotions.
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7. Cérébral* est un projet de Sarah Saulnier de Praingy.

amour

nom masculin


1. Sentiment intense et agréable qui incite les êtres à s’unir.
2. Affection profonde pour quelqu’un ou quelque chose.
3. (Par extension) Plaisir ; intérêt.
4. (Par extension) Copulation ; relation sexuelle. 5. Quelqu’un de très aimable, agréable, que tout le monde aime.
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Le cerveau limbique est stimulé par les caractéristiques physiques, mentales et intellectuelles de l’autre.
Pendant l'état amoureux, le cerveau limbique sécrète des endorphines et de la dopamine, ce qui procure au sujet amoureux et à son partenaire un sentiment de bien être.
Le sentiment amoureux se manifeste également par la présence accrue d’ocytocine. Cette dernière rend le sujet amoureux propice à l’intimité d’une relation. C'est également l’hormone qui intervient dans tout comportement relationnel impliquant l’empathie.
Pendant cette phase, le sujet a les sens exacerbés.
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#cerveau
#chimie
#reactions

cerveau limbique


sécrétion d'endorphines, dopamine & ocytocine


état amoureux

attachement

nom masculin


1. Sentiment qui fait qu’on s’attache fortement et volontairement à quelqu’un, à quelque chose.
2. Grande application.
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L’attachement amoureux est la sensation qui fait généralement suite à la période de la passion. Ce sentiment est plus ténu mais plus stable.
L'attachement advient à mesure qu'une relation s’installe. L'attention portée à l'autre, les caresses, mais aussi le plaisir sexuel participent à l’attachement. Lors de l'orgasme, on constate une sécrétion accrue d'ocytocine. Plus les sujets amoureux font l'amour, plus l'attachement s'accroit.
Biologiquement, à l'occasion d'attentions, un message nerveux est envoyé au cerveau, et précisément vers l'hypothalamus qui génère une dose accrue d'ocytocine, aussi connue sous le terme d’hormone de l’attachement. Elle sera ensuite sécrétée par la neurohypophyse.
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#cerveau
#chimie
#reactions
récepteurs
(caresses, orgasme, attentions)



cerveau (neurohypophyse)


sécrétion d'ocytocine


attachement

confiance

nom féminin


1. Sentiment de sécurité vis-à-vis de quelqu’un ou quelque chose.
2. Assurance, hardiesse.
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L'ocytocine est l’hormone responsable de l’attachement à l’autre. Les gestes tendres, le plaisir sexuel, les attentions font sécréter chez le sujet de l’ocytocine, ce qui réduit son angoisse et par conséquent accroit sa confiance en l’autre.
A l'occasion ces attentions, un message nerveux est envoyé au cerveau, et précisément à l'hypothalamus qui génère une dose accrue d'ocytocine, (appelée aussi hormone de l’attachement) sécrétée par la neurohypophyse.
Chez l'être humain, l'inalation d'ocytocine permettraiT d’établir un climat de confiance vis à vis d’autrui. -
#cerveau
#chimie
#reactions
récepteurs
(mots, gestes, attentions)



cerveau (neurohypophyse)


sécrétion d'ocytocine


confiance

désir

nom masculin


1. Action de désirer ; résultat de cette action.
2. Pulsion charnelle.
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Le désir répond à
• des informations sensorielles : vue, toucher, odorat
• des informations sur le niveaux de risque du désir, reçues par l'amygdale
• Des informations relatves à l'état aux besoins du corps, reçues par l'hypothalamus
• les informations relatives à la mémoire, gérées par le cortex préfrontal
Ces informations sont envoyées au circuit de la récompense, situé dans le cerveau et constitué de l'aire tegmentale ventrale et du noyau accumbens. Celui-ci les analyse ; si le résultat de ces informations est analysé comme source de plaisir, le circuit de la récompense libère de la dopamine.
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#cerveau
#chimie
#reactions
• sens
(vue, toucher, odorat)
• niveau de risque
(amygdale)
• besoins
(hypothalamus)
• mémoire
(cortex préfrontal)



circuit de la récompense
(aire tegmentale ventrale
& noyau accumbens)


libération de dopamine


désir

passion

nom féminin


1. (Désuet) Grandes douleurs, souffrance.
2. Vif sentiment.
3. (En particulier) Vif sentiment amoureux.
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Le déclenchement de la passion
appelé "coup de foudre" fait suite à la réception d'un stimuli généré par la vue, le toucher, l'odorat... Ce message extérieur est envoyé sous forme d'influ nerveux au cerveau limbique, et plus précisément à l'amydgale.
Cette zone, responsable de la gestion des sentiments met en place différentes actions :
• le cortex préfrontal, centre de la pensée et nottament du langage, est désactivé
• La libération des clefs chimiques du stress : adrénaline, noradrénaline et cortisol
La mise en place conjointe de ces deux phénomènes perturbe notre organisme :
palpitations
vasodilatation, responsable du rougissement
• dillatation des pupilles
• dérèglement de l'élocution
• etc.
L'adrénaline et la noradrénaline poursuivent pendant ce temps leurs sécrétions lors des contacts avec l'autre. Elles dopent notre énergie et nous rendent dépendants. -
#cerveau
#chimie
#reactions
coup de foudre


cerveau limbique
(amydgale)



• cortex préfrontal désactivé
• libération des clefs chimiques du plaisir
(adrénaline, noradrénaline, cortisol)


• palpitations
• vasodilatation
• dillatation des pupilles
• déréglement de l'élocution
• etc.


passion

rencontre

nom féminin


1. Hasard, occasion qui fait trouver fortuitement une personne, une chose.
2. Fait de joindre une personne en allant intentionnellement au-devant d’elle.
3. Entrée en contact de deux corps.
4. (Astronomie) Conjonction ou opposition des astres.
5. Combat singulier non prémédité.
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Lors d'un premier échange, des données chimiques, appelées phéromones favorisent le rapprochement entre deux êtres. Elles sont sécrétées à l'extérieur du corps.
Les phéromones sont réceptionnées par l'organe voméro-nasal. Ces phéromones agissent au niveau des nerfs olfactifs, qui sont reliés au cerveau, et précisément au cortex préfrontal qui va alors analyser ces données relayées par les phéromones et secréter de la dopamine, hormone du désir. -
#cerveau
#chimie
#reactions
phéromones
(mots, gestes, attentions)



cerveau (cortex préfrontal)


présence d'une envie


sécrétion de dopamine


rencontre

rupture

nom féminin


1. Action par laquelle une chose est rompue ; état d’une chose rompue.
2. (Médecine) Déchirement survenant dans un organe ou dans une membrane.
3. (Figuré) Division qui se produit entre des personnes qui étaient unies par traité, par amitié, etc.
4. (Figuré) Annulation des traités et des actes publics ou particuliers.
5. (En particulier) La rupture d'une liaison amoureuse, d’un projet de mariage.
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Lors de la rupture, la sécrétion n’a plus lieu et provoque alors un sentiment d’abandon. Pendant l'état amoureux, le cerveau limbique sécrète des endorphines et de la dopamine.
L'individu se retrouve dans un état de manque proche de celui qui a été constaté chez certains toxicomanes.
Ce sentiment d'abandon dû au sevrage en endorphines se traduit par des états d'anxiété, provoque des insomnies, une agitation anormale de l'individu, une irritabilité, un désintérêt envers les autres, voir une agressivité. -
#cerveau
#chimie
#reactions

cerveau limbique saturé en dopamine
pendant l'état amoureux


arrêt de la sécrétion de dopamine
et d'endorphines par le cerveau limbique


sentiment d'abandon
(anxiété, insomnies, agitation, irritabilité, désintérêt, agressivité

plaisir

nom masculin


1. Sentiment, sensation agréable.
2. Divertissement.
3. Volonté ; consentement.
4. Grâce ; faveur ; service ; bon office.
5. (Pâtisserie) Espèce d’oublie légère, roulée en cornet.
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L'acte sexuel procure du plaisir à l’être humain
Lors du rapport sexuel, les êtres communiquent entre eux des sensations de bien être : caresses, baisers, pénétration...
Ces sensations sont envoyées sous forme de message sensoriel au cerveau limbique, et précisément à l'aire tegmentale ventrale qui réceptionne ces informations. Cette zone du cerveau libère alors les clefs chimiques du plaisir : endorphines, sérotonine et anandamide qui prédisposent l'individu à un état de plaisir, et produisent l'orgasme.
L'orgasme est alors accompagné de réactions incontrôlées de l'individu et crée l'état de plaisir.
-
#cerveau
#chimie
#reactions
acte sexuel



cerveau
(aire tegmentale ventrale)


libération des clefs chimiques du plaisir
(endorphines, sérotonine, anandamide)


orgasme


réactions incontrôlées


plaisir

tendresse

nom féminin


1. Qualité de ce qui est tendre ; il ne se dit qu’au sens moral de la sensibilité à l’amitié, à l’amour, aux affections de la nature.
2. Amour.
3. (Au pluriel) Caresses, témoignages d’affection.
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Une fois le premier contact établi, une hormone entre en action : l’ocytocine. qui est sécrétée lors d’attentions de l’autre comme les caresses.Elle réduit l’angoisse, détend le sujet et crée une confiance en l’autre. L’ocytocine est propice à l’intimité de la relation. De manière générale, elle intervient dans tout comportement relationnel qui implique l’empathie.
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#cerveau
#chimie
#reactions
caresses, orgasme, attentions



cerveau (neurohypophyse)


sécrétion d'ocytocine


bien être

abréaction

Décharge de l'énergie du sentiment, sans réelle connexion avec un souvenir passé, dont les manifestations peuvent être confondues avec celles d'un primal.

acetylcholine

Important neurotransmetteur du cortex cérébral, également impliqué dans la transmission des impulsions des cellules nerveuses au muscle cardiaque, aux muscles lisses et à certaines glandes, ainsi que dans celle des neurones moteurs aux muscles du squelette.

adrenaline

Hormone du système nerveux sympathique sécrétée par les glandes surrènales.

aire tegmentale ventrale

L'aire tegmentale ventrale (ATV) est constituée par un groupe de neurones localisés dans le mésencéphale. Ces neurones, qui contiennent de la dopamine, se projettent vers de nombreuses régions du cerveau en deux grandes voies : le système mésocortical et mésolimbique.

L'ATV fait partie du système de récompense. Elle est impliquée dans la motivation et certains processus cognitifs. Elle est également impliquée dans des pathologies comme l'addiction aux drogues et certains troubles psychiatriques.

amygdale

L'amygdale est formée par deux petites strucutres en amande situées dans les lobes temporaux, à l'avant de l'hippocampe. Elle surveille l'input sensoriel. Chaque fois qu'elle détecte une menace, elle alerte la conscience dont elle focalise l'attention, tout en préparant le corps à la fuite ou à la riposte via l'hypothalamus. L'amygdale est opérationnelle dès la naissance et elle est impliquée dans tous les souvenirs contenant peur, terreur et rage. Elle est responsable du ressenti du sentiment.

anandamide

L’anandamide ou N-arachidonoylethanolamide ou AEA, est un neurotransmetteur cannabinoïde endogène présent dans l'organisme des animaux comme des humains, en particulier dans le cerveau. Il est aussi présent en faible quantité dans le cacao. Son nom est la contraction du sanskrit ananda, qui signifie « béatitude » et amide, sa fonction chimique. Elle est synthétisée à partir du N-arachidonoyl phosphatidyléthanolamine par de nombreuses voies métaboliques. Elle est dégradée essentiellement par l'enzyme Fatty Acid Amide Hydrolase (FAAH), qui convertit l'anandamide en éthanolamine et en acide arachidonique. Ainsi, les inhibiteurs de la FAAH entraînent une augmentation des niveaux d'anandamide et sont utilisés pour un usage thérapeutique.

anoxie

Absence d'oxygène. Voir hypoxie.

antipodes

Au sens littéral, lieux diamétralement opposés sur le globe terrestre. Dans un sens métaphorique, parties du cerveau difficilement accessibles recelants des souvenirs inconscients.

atherosclerose

Altération dégénérative des vaisseaux sanguins dans laquelle des dépôts lipidiques s'agglutinent sur les parois artérielles et rétrécissent le conduit. Elle peut provoquer une crise d'angine de poitrine s'il s'agit des artères coronaires, ou bien une cardiopathie ischémique transitoire (une mini-attaque) si ce sont les artères cérabrales qui sont affectées. Qu'elle soit due à une constriction, à un caillot sanguin ou à une plaque lipidique, l'obstruction des artères peut provoquer une crise cardiaque, une attaque ou un phlébite.

catecholamines

Ce sont les neurotransmetteurs de la stimulation, dérivés de la tyrosine (qui est un acide aminé) : adrénaline, noradrénaline et dopamine.

cerveau limbique

Le système limbique est le nom donné à un groupe de structures du cerveau jouant un rôle très important dans le comportement et en particulier, dans diverses émotions comme l'agressivité, la peur, le plaisir ainsi que la formation de la mémoire. On considère généralement que les principales composantes du système limbique sont les structures corticales et subcorticales suivantes :
• l'hippocampe, notamment impliqué dans la formation de la mémoire à long terme ;
• l'amygdale, notamment impliquée dans l'agressivité et la peur ;
• la circonvolution (ou gyrus) cingulaire ;
• le fornix ;
• l'hypothalamus.

Établie par Paul Broca au XIXe siècle, la notion de « système limbique » a été remise en cause avec la découverte de leur rôle dans d'autres fonctions mentales que les émotions (comme la mémoire) et avec les progrès faits dans l'étude de l'évolution phylogénétique du cerveau. En effet, ces structures, longtemps considérées comme des homologues du « cerveau reptilien » ont en fait évolué de façon largement indépendante au sein des différents taxons des tétrapodes (reptiles, oiseaux, mammifères)1. Pour ces différentes raisons, la terminologie « système limbique » reflète plus une commodité de langage obsolète qu'une véritable entité neuroanatomique avec une définition précise2.

circuits neuronaux en boucle

D'innombrables circuits en boucle se forment dans le réseau des interconnexions des dendrites et des axones du cerveau. Il se peut que les souvenirs refoulés tournent en rond dans certains d'entre eux, modifiant les paramètres physiologiques sans jamais atteindre la conscience. Les sentiments de malaise que l'on éprouve parfois sans cause apparente pourraient être la partie émergée d'un traumatisme refoulé que perçoivent nos sens.

circuit reverberant

Dès que le souvenir d'un traumatisme approche de la conscience, certaines substances neurochimiques sont sécrétées pour le refouler et ainsi protéger l'intégrité de celle-ci, ce qui lui laisse néanmoins le temps d'affecter la physiologie en élevant, par exemple, la tension artérielle. Chaque fois qu'une nouvelle expérience le réveillera, il remontera à nouveau vers le cortex et redéclenchera le processus de refoulement. Il tourne donc en circuit fermé dans jamais atteindre la conscience.

circuit
de la récompense
ou de renforcement

Le circuit de la récompense est un système fonctionnel fondamental des mamifères situé dans le cerveau, constitué de l'aire tegmentale ventrale et du noyau accubens. Ce système est indispensable à la survie car il fournit la motivation necessaire à la réalisation d'actions ou de comportements adaptés permettant de préserver l'individu et l'espèce : recherche de nourriture, reproduction, évitement des dangers.

connexion

Connexion, connecté, déconnecté. La connexion est le lien conscient que le sujet établit entre un traumatisme ancien et son comportement actuel, ou entre un souvenir du passé et un symptôme présent. Un sentiment connecté est un sentiment conscient ressenti dans un contexte initial précis. Un sentiment déconnecté est un sentiment inconscient qui pousse le sujet à reproduire dans le présent les réactions du passé.

cortex-orbitofrontal

Partie du cortex située derrière le front, au-dessous des orbites oculaires, où les sentiments se transforment en pensées rationnelles.

cortex-préfrontal

Partie avant du cortex frontal, responsable de l'intégration des sentiments, de l'ambition, des projets et de la pensée abstraite.

corticosterone

Hormone sécrétée par les glandes surrénales qui, comme la cortisone, aide notre corps à s'adapter au stress, qu'il soit d'origine psychologique ou physique.

cortisol

Hormone sécrétée par les glandes surrénales qui prépare l'organisme à affronter le stress, qu'il soit d'origine psychologique ou physique

cytoarchitectonie

Agencement particulier des cellules dans les tissus. Terme souvent employé pour qualifier l'agencement des corps cellulaires dans le cerveau, et plus particulièrement dans le cortex cérébral.

dejouement

Le déjouement est le comportement symbolique par lequel le névrosé cherche une satisfaction de substitution pour tenter de combler un besoin de son enfance demeuré insatisfait.

dopamine

Neurotransmetteur élaboré dans la substantia nigra du tronc cérébral (et diffusé dans tout le cerveau par les axones des neurones de la substantia nigra) dont l'action est associée à la stimulation et au plaisir. Toutes les substances qui créent une dépendance activent la sécrétion de dopamine.

elagage

Processus de renforcement s'effectuant au cours des premiers mois de la vie, dans lequel les trajets neuronaux les plus utilisés sont renforcés, alors que les neurones peu stimulés finissent par mourrir.

empreinte

Empreinte, engramme, engrammé. Une empreinte est un souvenir refoulé de traumatisme précoce, toujours présent dans l'organisme, où il provoque des dysfonctionnements organiques et psychologiques. Engrammé signifie gravé sous forme d'empreinte.

endogène

Provenant de l'intérieur d'un organe ou d'un organisme.

endorphines

Les endorphines, ou endomorphines, sont des composés opioïdes peptidiques endogènes. Elles sont sécrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus chez les vertébrés lors d'activité physique intense, excitation, douleur et orgasme. Elles ressemblent aux opiacés par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être.

Découvertes dans les années 1970, les endorphines (de morphine et endogène) sont des neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés. On les retrouve entre autres dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif.

enuresie

Émission involontaire et inconsciente d'urine.

glococorticoides

Hormones sécrétées par les glandes surrénales - corticostérone, cortisol et cortisone - qui agissent essentiellement sur le métabolisme des protéines et des glucides en cas de stress.

hippocampe

Circonvolution corticale, située sur la face interne du lobe temporal, dont la coupe transversale au poisson du même nom. Cette structure est impliquée dans l'enregistrement et la remémoration du souvenir dans son contexte. L'hippocampe termine son développement vers la fin de la troissième année de notre vie, ce qui peut expliquer les difficultés que nous éprouvons à nous souvenir d'évènements de notre petite enfance. Cette partie du cerveau n'est pas aussi ancienne que l'amygdale qui, elle, est opérationnelle avant la naissance.

hypophyse

Située au-dessus de la voûte du palais, l'hypophyse est une glande endocrine qui contrôle les sécrétions de nombreuses hormones clés sur les ordres de l'hypothalamus auquel elle est reliée.

hypothalamus

Située sous le thalamus, l'hypothalamus est le centre cérébral de l'homéostasie - régulation de la température, de la tension artérielle, etc. Il est en étroite relation avec le système limbique, et en particulier avec l'amygdale et l'hypophyse. C'est la structure par laquelle transitent généralement les sentiments avant de se traduire en symptômes physiques.

hypoxie

Diminution de l'apport d'oxygène aux tissus organiques.

input

Toute donnée ou information qui entre dans un système, en l'occurence dans le cerveau.

insight

Ce terme anglais n'a pas de réel équivalent français. Il désigne un brusque éclair de compréhension globale, une illumination permettant d'expliquer et de comprendre l'ensemble d'une situation donnée. En thérapie primalee, l'insight ne doit pas résulter d'une analyse intelectuelle, mais d'une expérience authentique de la souffrance précoce. Il participe alors à la guérison.

lobes temporaux

Lobes cérébraux situés au-dessus des oreilles, siège de l'hippocampe et de l'amygdale.

locus-coeruleus

(En latin, "zone bleue".) C'est dans cette structure du tronc cérébral, considérée comme le site de la peur, qu'est secrétée la noradrénaline. Les axones partant du locus coeruleus diffusent la noradrénaline vers les structures limbiques et sous-corticales du cerveau.

lymphocytes

Les lymphocytes sont généralement produits par les tissus lymphoïdes du corps - rate et ganglions lymphatiques. Ils ont une double fonction : migrer vers le tissu conjonctif pour aider à élaborer des anticorps contre les bactéries et les virus, et repérer les éléments étrangers à l'organisme.

neurohypophyse

La neurohypophyse, hypophyse postérieure ou encore appareil hypothalamo-hypophysaire correspond à la partie postérieure de l'hypophyse. Constitué de tissu nerveux, il s'agit en fait d'un diverticule de l'hypothalamus qui se place, au cours du développement embryonnaire, dorsalement contre un diverticule pharyngien qui, lui, donne naissance à l'hypophyse épithéliale. Dans la neurohypophyse se terminent d'importants faisceaux nerveux provenant du cerveau, notamment ceux qui proviennent du noyau supraoptique et du noyau paraventriculaire.

La neurohypophyse ne synthétise pas d'hormones mais joue un rôle endocrinien en entreposant et sécrétant différentes hormones dont l'hormone antidiurétique (vasopressine ou ADH) et l'ocytocine synthétisées par l'hypothalamus. L'ocytocine joue un rôle important dans la régulation des fonctions métaboliques, sexuelles et maternelles.

neurones

Les neurones sont les composants fondamentaux du cerveau et du système nerveux. Ils sont constitués d'un corps cellulaire prolongé par des dendrites qui leur transmettent les messages provenant d'autres neurones, ainsi que par un axone qui achemine leurs propres signaux vers les autres neurones. La taille des axones peut aller de quelques millimètres à plus d'un mètre. La communication entre les neurones s'effectue par les synapses qui sont de minuscules fentes entre les dendrites et les axones, ou entre les axones et les corps cellulaires. Un neurone peut ainsi être relié à des milliers d'autres neurones, ce qui fait du cerveau un réseau neuronal d'une incroyable complexité. L'impulsion nerveuse qui se propage le long des dendrites et des axones est à la fois une transaction chimique et une "onde de dépolarisation" électrique, alors que le signal franchit la synapse par l'intermédiaire d'un neurotransmetteur comme la sérotonine ou la noradrénaline.

neuropeptides

Petites protéines telles que les endorphines, l'insuline et l'ocytocine (dont l'une des nombreuses fonctions est de provoquer les contractions de l'accouchement), qui transmettent l'information entre les cellules de l'organisme. On a découvert que plus d'une centaine de ces protéines avaient des récepteurs dans le cerveau - ce qui explique le nom qu'on leur a donné.

neurotransmetteurs

Substances chimiques cérébrales qui permettent aux neurones de communiquer, en faisant franchir à l'impulsion nerveuse la synapse, cette minuscule fente entre l'axone et le neurone et la dendrite ou le corps cellulaire de son voisin. Certains neurotransmetteurs comme la dopamine et la noradrénaline sont stimulants et ont tendance à activer le neurone suivant, alors que d'autres comme la sérotonine sont inhibiteurs.

noradrénaline

Neurotransmetteur stimulant du groupe des catécholamines. Les taux de noradrénaline dans le cerveau atteignent leur maximum en cours d'après-midi quand ceux de la sérotonine sont au plus bas, et ils baissent la nuit quand la sérotonine remonte.

noyau accumbens

Le noyau accumbens, aussi connu sous le terme latin nucleus accumbens septi (qui signifie noyau appuyé contre le septum), est un ensemble de neurones situés à l'intérieur de la zone corticale prosencéphale. Il semble qu'il joue un rôle important dans le système de récompense, le rire, le plaisir, l'assuétude (accoutumance, dépendance ("addiction")), la peur et l'effet placebo.

Chaque hémisphère cérébral a un noyau accumbens. Il est situé à la rencontre de la pointe du noyau caudé et de la partie antérieure du putamen, latéralement au septum pellucidum. Le noyau accumbens et le tubercule olfactif forment ensemble le striatum ventral, qui est une partie des ganglions de la base.

Le noyau accumbens peut être divisé en deux structures : le cœur (la partie dorsale, près du dos) et la coquille (shell, la partie ventrale). Ces structures ont des morphologies et des fonctions différentes.

ocytocine

L'ocytocine est une hormone peptidique synthétisée par les noyaux paraventriculaire et supraoptique de l'hypothalamus et sécrétée par l'hypophyse postérieure (neurohypophyse) qui agit principalement sur les muscles lisses de l'utérus et des glandes mammaires. So nom signifie accouchement rapide (« ocy » du grec ὠκύς, ôkus : rapide et de « tocine » τόκος : accouchement). Elle est impliquée dans la reproduction sexuée particulièrement pendant et après la naissance. Elle est libérée en grande quantité après la distension du col de l'utérus et de l'utérus pendant le travail, ce qui facilite la naissance et après stimulation des mamelons, l'allaitement. À la fois la naissance et l'éjection de lait proviennent d'un mécanisme de rétroaction maternelle positive. Des études récentes ont commencé à suggérer que l'ocytocine pourrait avoir un rôle dans différents comportements, comme l'orgasme, la reconnaissance sociale, l'empathie, l'anxiété, les comportements maternels, etc.

ontogénèse

Développement de l'organisme individuel, de la conception à la maturité. Selon la formule "l'ontogenèse récapitule la phylogenèse", le fœtus passe, au cours de son développement, par les mêmes stades que l'évolution des espèces.

opioides

Toute substance de la famille des peptides analgésiques, comme la morphine, qui est extraite à partir du pavot, et les endorphines, qui sont des molécules endogènes analogues à celle de la morphine.

organe voméro-nasal

L’organe voméro-nasal (ou « OVN » ou organe de Jacobson), est un organe tubulaire situé chez l'humain sous la surface intérieure du nez.

Chez la plupart des mammifères, cet organe est spécialisé dans la détection des phéromones, qui sont des molécules véhiculant des signaux innés. Ces signaux permettent de réguler les comportements sociaux (comportements sexuel, parental, d'agression …). Suivant les espèces, il existe des différences anatomiques. Les phéromones arrivent à l'organe voméronasal soit par la bouche (par léchage ou flehmen), soit par le nez, soit par le canal nasopalatin (qui relie la bouche et le nez).

Chez les hominidés, tout l'ensemble du système voméronasal est vestigial. L'organe voméronasal n'est quasiment plus fonctionnel, le bulbe olfactif accessoire est atrophié, et le canal nasopalatin est généralement obturé.

palpitations

Accélération ou irrégularité incontrôlable du rythme cardiaque, constituant un symptôme souvent associé à l'angoisse.

phéromones

Les phéromones sont des substances chimiques émises par la plupart des animaux et certains végétaux, et qui agissent comme des messagers entre les individus d'une même espèce, transmettant aux autres organismes des informations qui jouent un rôle dans l'attraction sexuelle notamment.

Extrêmement actives, elles agissent en quantités infinitésimales, si bien qu'elles peuvent être transportées et détectées à plusieurs kilomètres. Chez les mammifères et les reptiles, les phéromones sont détectées par l'organe voméro-nasal, tandis que les insectes utilisent généralement leurs antennes.

phylogénèse

Développement des espèces au cours de l'évolution. Selon la formule "l'ontogenèse récapitule la phylogenèse", le fœtus passe, au cours de son développement, par les mêmes stades que l'évolution des espèces.

precoce

Concernant la naissance ou la petite enfance (souffrance précoce, traumatisme précoce).

présentation du siège

À la naissance, présentation du fœtus par son extrémité pelvienne et non par la tête. En cas d'accouchement par le siège, le fœtus risque de souffrir d'anoxie.

primal

Évènement émotionnel profond consistant à revivre un traumatisme précoce dans son contexte initial et dans lequel des souvenirs refoulés sont amenés à la conscience.

prototype

Empreinte inconsciente de la réaction initiale ayant permis de survivre face au traumatisme précoce.

région parahippocampique

Région de transition du lobe temporal jouxtant l'hippocampe qui a pour fonction de corréler les informations provenant des zones corticales qui traitent les données sensorielles. Cette strucutre code les souvenirs pour les conserver définitivement en mémoire.

régulation homéostatique

Étroit contrôle exercé par l'organisme sur les paramètres physiologiques comme la température corporelle et la tension artérielle. On peut dire par analogie qu'un thermostat assure la "régulation homéostatique" de la température dans une maison.

renforcement

Processus dans lequel un traumatisme plus ancien est aggravé par un traumatisme ultérieur.

respitation holotropique

Modalité thérapeutique proposée par Stanislav Grof dans laquelle une respiration accélérée est associée à de la musique dans un cadre apaisant, provoquant "un état de conscience non ordinaire qui active le processus intérieur de guérison naturelle de la psyché individuelle".

ressentir

Le verbe anglais to feel signifie normalement expérimenter le contenu sensoriel et émotionnel de son vécu. Le langage primal lui donne une autre dimension, plus proche de son étymologie : revivre un sentiment ancien dans son contexte initial.

revecu

Expérience consistant à revivre un évènement douloureux de son passé sous la forme d'un primal.

sentiment

Terme clé du langage primal, se rapporte à l'expérience de la dimension sensorielle et émotionnelle du vécu. Il est parfois employé comme un raccourci de l'expression "revécu du sentiment".

sérotonine

Neurotransmetteur apaisant ayant une action inverse à celle de la noradrénaline dans le sytème limbique. Les taux de sérotonine atteignent leur maximum pendant le sommeil. La sérotonine est une neurohormone inhibitrice qui joue un rôle très important.

signes vitaux

Rythme cardiaque, tension artérielle et température du corps.

steroïdes

Les stéroïdes hormonaux sont synthétisés à partir du choléstérol de l'organisme dans le cortex surrénalien, les testicules, les ovaires et le placenta. De même que les hormones sexuelles sont nécessaires à la reproduction, les hormones corticocurrénales provenant des glandes surrénales sont indispensables à la vie. Les glucocorticoïdes (comme la cortisone) agissent sur le métabolisme des glucides et des protéines, alors que les hormones minéralocorticoïdes (comme l'aldostérone) régulent principalement l'équilibre de la salinité hydrique.

système nerveux autonome

Système nerveux autonome ou neurovégétatif. Le fonctionnement inconscient de l'organisme est assuré par les deux branches du système nerveux autonome : le système nerveux sympathique de "fuite-ou-riposte", qui donne l'alerte, et le système nerveux parasympathique de "repos-et-réparation". Pendant le sommeil et l'inactivité, le système parasympathique est dominant et son principal neurotransmetteur, la sérotonine, est abondant. Dès que la personne s'éveille et s'agite, le système nerveux sympathique prend le relais et c'est la noradrénaline qui prédomine.

système nerveux sympathique

Le système nerveux sympatique de "fuite-ou-riposte", qui donne l'alerte. Dès que la personne s'éveille et s'agite, le système nerveux sympathique prend le relais et c'est la noradrénaline qui prédomine.

système nerveux parasympathique

Le système nerveux parasympathique de "repos-et-réparation". Pendant le sommeil et l'inactivité, le système parasympathique est dominant et son principal neurotransmetteur, la sérotonine, est abondant.

système réticule activateur

Structure du tronc cérébral qui évalue l'activité du cortex et la quantité d'information sensorielle afin d'ajuster le niveau de vigilance du cerveau.

tachycardie

Rythme cardiaque trop rapide.

terminaison axonale

Voir synapse.

thalamus

Sorte de "relais" situé en haut du tronc cérébral par lequel passent les données sensorielles allant au cortex et les impulsions motrices qui en proviennent. Souvent qualifié de "standard" du cerveau, le thalamus est particulièrement vulnérable en cas d'anoxie. au cours de la naissance, et la mort des cellules peut provoquer par la suite un appauvrissement du cortex.

théorie de vérrouillage

Théorie supposant l'existence de "verrous" qui contrôlent la circulation de l'information dans le cerveau et constituent le mécanisme de refoulement psychologique. Ces verrous n'ont pas été localisés, mais la présence de récepteurs d'endorphines sur le trajet des signaux sensoriels qui défilent dans le cerveau suggére que nos opioïdes endogènes pourraient effectuer ce verouillage.

valence

Qualifie la force ou la puissance d'un sentiment refoulé. Un traumatisme précoce grave a une valence élevée.

vasopressine

Neuropeptide hypophysaire dont l'une des fonctions est de contrôler la production d'urine. Dans le cerveau, elle semble être associée à nos sentiments de bienveillance envers nos semblables. La vasopressine influe sur les sentiments paternels qu'éprouve un père pour ses enfants, alors que l'ocytocine fait de même pour la mère.

gestes tendres

Un geste est un signe manuel ou corporel qui permet d'illustrer les mots du langage, de les compléter ou de les appuyer.
Le geste peut aussi être utilisé pour remplacer la parole. On distingue différentes catégories de gestes : certains apportent une information sur le message (par exemple en l'illustrant, en soulignant un point-clef). D'autres apportent plutôt des indices sur les intentions ou émotions du locuteur (par exemple s'il est embarrassé). Les gestes forment une partie importante de la communication non-verbale.

attentions

L'attention est la faculté de l'esprit de se consacrer à un objet : d'utiliser ses capacités à l'observation, l'étude, le jugement d'une chose quelle qu'elle soit, ou encore à la pratique d'une action. L'attention est exclusive du fait qu'on ne peut réellement porter son attention que sur un objet à la fois, même si on peut parfois avoir le sentiment inverse (on peut faire deux choses simultanées si l'une ne requière pas d'attention).

Il s'agit d'un concept important chez plusieurs grands philosophes, tels que saint Augustin, qui l'oppose à la concupiscence des yeux ou curiositas, ou encore Nicolas Malebranche, qui en fait une « prière naturelle par laquelle nous obtenons que la raison nous éclaire ». L'un d'eux, William James, aussi considéré comme le père de la psychologie américaine[réf. nécessaire], a donné de l'attention une définition devenue classique :
« L'attention est la prise de possession par l'esprit, sous une forme claire et vive, d'un objet ou d'une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles […] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres »
— William James

stimuli

Un stimulus dans le domaine de la psychologie expérimentale, de la physiologie et de la biologie, est un évènement de nature à déterminer une excitation détectable par une réaction chez un organisme vivant.

On distingue les stimulus par le sens qui les détecte :
• stimulus auditif, quand un son détermine l'excitation ;
• stimulus visuel, quand on étudie la réaction à une image ou une lumière ;
• stimulus tactile, avec des pressions ou des piqures sur la peau ;
• stimulus thermique, avec une source de chaleur ;
• stimulus olfactif avec une odeur.

On étudie aussi la réaction à un évènement exigeant une adaptation musculaire, avec les accélérations et la sensation de pesanteur. Les chocs électriques constituent des stimulus entièrement artificiels. Le temps intervient comme paramètre pour tous les stimulus, et est parfois aussi l'objet de la recherche.

vasodilatation

Un vasodilatateur (contraire de vasoconstricteur) est une substance qui permet de dilater les vaisseaux sanguins, c'est-à-dire d'augmenter leur lumen, en relâchant les muscles lisses des parois de ces vaisseaux.
La conséquence principale est la diminution de la pression artérielle car il y a plus de place disponible au sang pour circuler.

Par ailleurs, ils augmentent le débit sanguin du territoire où ils provoquent une vasodilatation.
Ils peuvent agir spécifiquement sur certains vaisseaux :
• artères, artérioles ;
• veines ;
• ou certains territoires.

Ils agissent :
• soit par une action directe sur les vaisseaux ;
• soit en inhibant une substance vasoconstrictrice.

anxiété

L’anxiété est un état psychologique et physiologique caractérisé par des composants somatiques, émotionnels, cognitifs et comportementaux.
En l'absence ou en présence de stress psychologique, l'anxiété peut créer des sentiments de peur, d'inquiétude, de difficulté et de crainte. L'anxiété est considérée comme une réaction normale dans une situation stressante. Lorsque l'anxiété devient excessive, elle peut être classifiée sous la dénomination de « trouble de l'anxiété ». L'intensité et le fonctionnement du sujet déterminent s'il s'agit d'une réaction normale ou anormale.

insomnie

L'insomnie définit le plus souvent des problèmes de sommeil chez un individu. Ce terme est créé au XVIe siècle sur la base du latin insomnia (du latin somniculus, « état de celui qui dort ») et signifie stricto sensu la privation de sommeil.
Dans l'acception commune et courante, l'insomnie est la diminution de la durée habituelle du sommeil et/ou l'atteinte de la qualité du sommeil avec répercussion sur la qualité de la veille du lendemain.

agitation

L’agitation est l'expression dans le comportement de l’excitation psychique. Il s’agit d’une activité motrice augmentée et inadaptée. Cette activité peut être contrôlable ou non par le sujet. Les manifestations cliniques de l’agitation sont motrices (déambulation, mouvements brutaux et incoordonnés, manifestations d’agressivité) et verbales (voix forte et parole précipitée, cris…) Ces états peuvent être brefs et réactionnels (à un choc, une frustration). Ils peuvent s'intègrer alors à un tableau de pathologie psychiatrique : manie, délire, confusion mentale, démence. On distingue classiquement trois niveaux d'agitation d'intensité croissante : hyperactivité, agitation, fureur.

irritabilite

L'irritabilité est une propriété des tissus et des organes vivants de réagir à une excitation interne ou, le plus souvent, externe, de manière physiologique ou pathologique. Plus spécifiquement, en psychologie, c'est un trait de caractère désignant une propension aux réactions colériques.

desintérêt

Le mot intérêt (du latin interest, « il importe ») a plusieurs acceptions.
L'intérêt est un sentiment de curiosité et de bienveillance à l'égard d'une personne ou d'une chose. On peut distinguer :
• l'intérêt général, qui concerne le bien public ;
• la communauté d'intérêt, partagé par un groupe ;
• le conflit d'intérêts, intérêts personnels et professionnels contradictoires.

agressivité

L'agressivité est une modalité du comportement des êtres vivants et particulièrement de l'être humain, qui se reconnaît à des actions où la violence est dominante. L'agressivité peut s'exprimer à l'égard des congénères (hétéroagressivité) ou à l'égard des autres animaux. Mais déviée de sa voie primitive, elle peut se manifester contre des objets et même se retourner contre soi (autoagressivité), ressort inconscient de certains suicides.
Elle prend des formes aussi diverses que les différents types de relation au sein d'un écosystème ou d'une culture donnée.

caresses

Une caresse est un attouchement de nature affective ou sensuelle, ou un frôlement doux et agréable. Elle est un témoignage d'affection, de tendresse ou de sensualité donné à un individu ou un animal. Elle peut également désigner une activité ou excitation sexuelle sans pénétration.

Elle est également parfois utilisée dans un but de métrologie sensorielle afin d'éprouver par le tact la matière d'un élément anatomique ou d'un objet afin de percevoir, identifier, ou discerner. La caresse se compose d'un mouvement de soulèvement éventuel pour évaluer le poids, d'un geste statique juge de la température, d'un geste orthogonal juge en premier lieu de la dureté, d'un geste tangentiel juge de la texture. Au sens figuré, une caresse est une marque d’estime ou de bienveillance qui se manifeste en paroles, parfois trompeuses.

baiser

Le baiser est un mouvement qui consiste à toucher une personne avec ses lèvres. Il peut s’agir d’un comportement social (le baise-main ou la bise), affectueux ou amoureux. La main, la joue et le front font partie des endroits où l’on pose traditionnellement les lèvres en Europe et en Amérique du Nord. Il s'agit d'une marque d'affection ou de respect dans 90 % des cultures du monde. Dans d'autres cultures (Afrique subsaharienne, Asie, Polynésie), le baiser n’est pas pratiqué, et peut même être réprimé, du moins avant les premiers contacts avec les cultures occidentales.

Le mot français tire ses racines du latin basium (de même sens), dont l'origine serait onomatopéique et correspondrait au bruit que font les lèvres donnant un baiser. On distingue en particulier les baisers sur la joue (ou bises) – amicaux – des baisers amoureux, sur la bouche (ou sur diverses autres parties du corps). Cela dit, dans la majeure partie des États-Unis (entre autres), les parents ont pour habitude de donner des baisers sur la bouche à leurs jeunes enfants, en marque d'affection. Au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Suisse, un petit baiser sur la joue ou la bouche est appelé un bec ; en Wallonie, c'est un betch.

pénétration

Au sens strict, le coït vaginal consiste en la pénétration du pénis de l'homme (en érection) dans le vagin de la femme. Le coït en lui-même se caractérise par des mouvements du pénis dans le vagin qui stimulent réciproquement le pénis de l'homme et le vagin, les petites lèvres et le clitoris de la femme. Outre cette stimulation physique, le prolongement des actes de types préliminaires (cf. supra) ouvre sur un plaisir qui dépendra également de nombreux autres facteurs environnementaux. Si l'on peut souligner parfois l'idée d'habileté des partenaires, ce facteur n'est pas plus déterminant que certaines conditions psychologiques.

orgasme

L’orgasme (du grec : ὀργασμός / orgasmós, de ὀργᾶν / orgân, « bouillonner d'ardeur ») est la réponse physiologique qui a lieu au maximum de la phase d’excitation sexuelle. Il est souvent synonyme de jouissance extrême. Il est généralement associé, chez l’homme, à l’éjaculation et à des contractions musculaires rythmiques des muscles du périnée, chez la femme, à la rétraction du clitoris, à des contractions musculaires rythmiques périnéales et vaginales. L'orgasme libère également deux protéines neurologiques, l'ocytocine et la prolactine, qui provoquent une profonde sensation de bien-être.

L'orgasme humain résulte le plus souvent de la stimulation du pénis, du clitoris ou du vagin, même si de nombreuses parties du corps peuvent être sollicitées (anus, sein, nombril, aisselles…). Les recherches contemporaines mettent également en évidence le rôle décisif de stimulations psychologiques. Toutes ces stimulations peuvent être appliquées individuellement, en couple ou en groupe (dans ces différents cas on peut parler de masturbation, de préliminaire ou de rapport sexuel).